Reference : 97075
  • Régionalisme Anjou-Touraine-Val de Loire

Le Theatre de la nature universelle.

Auquel on peut contempler les causes efficientes & finales de toutes choses, desquelles l’ordre est continué par questions et responces en cinq livres. Oeuvre non moins plaisant que profitable à ceux qui voudront rendre raison de toutes questions proposées en Philosophie.
2200
Edition
Lyon: Jean Pillehotte, In-8; première (et seule) édition française;
Pagination
[20 ff.], 917p. (= 915, la pagination saute de 144 à 147 sans perte de texte), [25p. tables, fautes]; quelques figures sur bois dans le texte.
Binding
Reliure moderne (fin XIXème ou début XXème siècle) en basane fauve, dos à nerfs orné, décor de filets à froid encadrant les plats et les caissons du dos. Quelques cahiers brunis, autrement très bon exemplaire.
Edition originale française de ce curieux traité publié en latin l’année précédente, traduit par le médecin François de Fougerolle (1560-1626), qui exerça dans la ville de Lyon. Sorte d’inventaire des productions et phénomènes de la nature, l’ouvrage est divisé en 5 “livres” traitant successivement: des généralités sur la nature; des éléments, météores et minéraux; des végétaux et animaux; de l’homme et de l’âme; des corps célestes et des anges. Crahay (Bibliographie de Jean Bodin, p. 301-303) évoque une “surtraduction” du texte initial, Fougerolle ayant enrichi l’ouvrage de sonnets placés en tête de chaque livre, de douze tableaux synoptiques in fine et de gloses explicatives. Cet exemplaire contient par ailleurs sur un feuillet séparé relié avant la page de titre un ex-libris gravé sur cuivre attribué à Artus Prunier, seigneur de Saint-André, Virieu, La Buissière, président à la cour du parlement de Grenoble, à qui l’épitre dédicatoire de Fougerolle est adressé. Une coupure de presse du journal “Collaborateur des Curieux” datée 1895 évoque la présence de cet ex-libris sur notre exemplaire et suggère que la planche, imprimée sur un papier semblable à celui de l’ouvrage, fut probablement prêtée comme témoignage de remerciement pour l’épître dédicatoire. Quoi qu'il en soit, nous avons ici l’un des rares ex-libris français connus au seizième siècle: seuls une cinquantaine semblent avoir été répertoriés, et sont dans leur très grande majorité gravés sur bois. Tchemerzine I, 727b.