Référence : 60029
  • Philosophie

Les Cent un Propos d’Alain.

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Édition
Rouen-Paris, s.n. [Dépêche de Rouen et de Normandie], et Paris: Marcelle Lesage, Editions originales, 5 volumes in-8. Première série: exemplaire n° 128 d’un tirage à 150 exemplaires sur papier à la cuve; Deuxième série: ex. n°31 sur 100 ex. numérotés à la cuve, d’un tirage total à 200 exemplaires selon Talvart; Troisi
Pagination
[viii], 226p., [1p.]; [vi], 236p., [1p.]; [viii], 297p., [2p.]; [vi], 285p., [4p.]; 372p., [1p.].
Reliure
Volumes brochés, couvertures rempliées imprimées en rouge et noir, à l’état de parution; texte encadré d’un filet rouge. Exemplaires en partie non ouverts, papier des dos légèrement bruni aux deuxième et quatrième séries, autrement en bel état.
Emile-Auguste Chartier, dit Alain, naquit à Mortagne-au-Perche en 1868. Professeur de philosophie à Rouen, il publie dans diverses revues et débute en 1903, pour la “Dépêche de Rouen et de Normandie”, une série de chroniques inspirées par l’actualité et les évènements de la vie quotidienne, qui sont à l’origine des “Propos”. En 1909, il est appelé à Paris comme professeur au lycée Henri IV dans la classe préparatoire à l’Ecole Normale. Bien que non mobilisable, il insiste pour partir au front en 1914 et poursuivra ses écrits sans interruption jusqu’à sa mort en 1951. Esprit d’une rigueur et d’une indépendance hors du commun, Alain influença fortement nombre de personnalités du siècle. Très rare ensemble sur grand papier des fameux “Propos” qui, dans un langage simple et concis, non dénué d’humour, illustrent une pensée originale, positive et pratique, profonde et rigoureuse, et sont à notre goût l’une des oeuvres les plus attachantes du XXème siècle. La lettre autographe jointe signée Chartier, datée octobre 1905, adressée à “Monsieur le Président”, évoque certaines “réserves” à propos de la publication des Propos dans la Dépêche de Rouen: “Peut-être le journal n’a -t-il pas autant besoin de la prose d’Alain qu’Alain le croit; en tout cas il n’est pas juge, ni vous, ni Texcier; le vrai juge c’est n’importe qui…”