Référence : 32274
  • Économie, Politique
  • Histoire Ancien Régime (1000-1789)

Lettres.

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Édition
Londres [Paris]: s.n., Première édition (?), 5 parties en 1 volume in-8, imprimées sur beau papier vergé;
Pagination
[2f.: titre, Avis et Préface], 25p. Lettre première; [1f. blanc], 195p. Lettre II; 24p. Lettre III; [4], 28p. Remontrances du clergé, présentées au Roy le 24 Août 1749, au sujet de la levée du Vingtième; 38p. Lettre dernière.
Reliure
Reliure tardive (première moitié du XIXème) en demi-veau fauve, dos à nerfs ornés, pièce de titre en maroquin rouge, plats et gardes marbrés, tranches rouges. Accrocs aux coiffes, sinon bon exemplaire d’une grande fraîcheur intérieure.
Selon Barbier (II, 1280), cet ouvrage, qui avait pour but de prouver l’utilité d’un impôt général du vingtième dont le clergé ne serait pas exempté, fut rédigé par l’avocat Daniel Bargeton à la demande du contrôleur général Marchault, et l’auteur gratifié d’une somme de 150000 livres. L’ouvrage fut cependant supprimé sous la pression de l’Eglise dès le 1er Juin 1750 et mis à l’Index le 25 janvier 1751. A notre exemplaire sont ajoutées in fine les 2 pièces suivantes au format in-4 replié: l’arrêt du Conseil d’Etat du Roy du 1er juin 1750 portant suppression de l’ouvrage; et la Déclaration royale de 8pp. du 17 Août 1750 “Qui… Ordonne que les Bénéficiers du Clergé de France seront tenus de donner, dans six mois pour tout délai, des déclarations des biens & revenus de leurs bénéfices”. Toujours selon Barbier, Voltaire s’inspira de cette affaire pour inventer “L’Extrait du décret de la sacrée congrégation de Rome à l’encontre d’un libelle intitulé Lettres sur le vingtième”.